Histoire des Berbères
L’histoire des Berbères (amazigh), groupe ethnique d'Afrique du Nord, remonte à l'Antiquité. Les amazighs forment une population de la
partie occidentale de l'Afrique du nord et sont répandus en Libye, en Tunisie,
en Algérie, au Maroc, et plus au sud en Mauritanie. Leur langue a connu
beaucoup de changements dû à l’interférence de l'arabe et du français.
Les
populations berbères
Portrait
du roi Massinissa.
Le nom
de « berbère » est issu du mot barbarus, par lequel les Grecs, puis les Romains, désignaient tout peuple ignorant les
coutumes et lacivilisation
gréco-romaines. Par la suite, les Romains ont maintenu l'usage du
mot « Berbères » pour
désigner les peuples d'Afrique du Nordqu'ils
n'ont jamais réussi à soumettre totalement, même après la prise de Carthage au iiie siècle av. J.-C..
D'après les historiens du Moyen Âge, les Berbères se divisent en deux
branches, les deux sont issues de leur ancêtre Mazigh. Les deux branches Botr et Barnès se seraient elles-mêmes
subdivisées en tribus et auraient Medracen comme ancêtre[réf. nécessaire] ;
chaque région du Maghreb étant constituée de plusieurs tribus. Les grandes
tribus ou peuples berbères sont Sanhadja, Houaras, Zénète, Masmouda,Kutama, Awarba, Berghouata, Zouaouas... Chaque tribu est décomposée en des
sous-tribus. Toutes ces sous-tribus ont une indépendance territoriale et
décisionnelle1.
Les
groupes liés de près et de loin avec les Berbères dans l'histoire sont:
Les Ibéromaurusien
peinture
rupestre au Hoggar
Des
sites archéologiques révélèrent des ossements d’hominidés dont
les dates obtenues par archéomagnétisme remontent jusqu’à 2 millions d’années.
Les chercheurs y ont vu la présence de l’Homo habilis et de l’Homo erectus (appelé auparavantAtlanthrope) au début du Paléolithique. Le site de Aïn El Ahnech (la source du Serpent) à El Eulma dans
la Wilaya de Sétif, ex Saint-Arnaud fut découvert le
premier homo habilis8.
Le
Paléolithique finit avec l'Ibéromaurusien, connu en particulier par les
fouilles menées dans la grotte d'Afalou, en Kabylie, qui ont révélé l'existence
à cette période (il y a 20 000 ans à 10 000 ans environ) d'un art
mobilier (petites statuettes zoomorphes) et d'enterrements.
Les
derniers chasseurs-cueilleurs sont représentés dans le nord de l'Algérie par
les Capsiens, attestés jusqu'à il y a 8 000
ans.
Dans le
sud Sahara, le Néolithique est
une période florissante en raison d'un climat globalement plus humide que
l'actuel et donc d'une flore et d'une faune beaucoup plus riches. De plus, les
êtres humains de cette période ont gravé et peint les parois des abris
notamment à Tassili n'Ajjer
La
découverte des escargotières près de Tebessa et
de l'homme ibéromaurusien voir Atérien, Mecheta Aflou, qui ressemble bien à
l'homme des Aurès et qui est du type protoméditarrénien9.
Peintures
rupestres au Tassili n'Ajjer
La
"civilisation" ibéromaurusienne se caractérise par des rites
funéraires plutôt évolués et par un raffinement de l'outillage utilisé.
Néanmoins, il n'est bien sûr pas encore question d'agriculture. La grotte de Taforalt dans
la région d'Oujda correspond
au plus grand gisement de l'époque.
Cette
civilisation se maintient et se répand sur l'ensemble du Maghreb avant de se
métisser progressivement vers le neuvième millénaire avant notre ère avec les populations capsiennes, ancêtres des
carthaginois.


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